On, ce grand ...on, voudrait bien que je refile ma monnaie au système, sous prétexte que je n'aurais pas assez souffert avoir vu mon très cher bus détruit dans un accident, dont j'ai déjà largement reconnu la responsabilité sans pour autant me sentir le moindrement coupable.
On, ce grand ...on, m'envoie Mercanton. Le pauvre, le pauvre, le pauvre.
Il y a à peine plus d'un an, la police me kidnappait pour m'emmener dans les bureaux de l'Office des Poursuites. Comme annoncé, en dehors d'un gros brassage d'air inutile, l'autre gus dont j'ai oublié le nom n'avait rien obtenu.
Son collègue Mathieu revient déjà à la charge.
Je le plains sincèrement.
Revoilà Chloé du SCAN, faisant comme si je n'avais jamais répondu à ses précédentes interventions. Je crois bien préférer nettement ne point avoir de boulot, plutôt que devoir m'abaisser à pareilles stupidités.
Du fond du coeur, je lui souhaite trouver une voie nettement plus gratifiante pour son âme.
L'OFS a décidé que je devais donner à ses questions les réponses triées dans le panel qu'elle a décidé, quand elle a décidé et comment elle a décidé.
Une grosse bouse de plus sur les droits de l'homme...
Comme si nous n'étions pas tous des sacrés nom de moi de fils de Dieu...
On exige de la pauvre Chloé qu'elle réitère sa menace de poursuites dont je n'ai toujours que faire.
Comment lui apporter un peu de lumière ?
Mathieu n'a su se satisfaire de ma précédente réponse et a mandaté les gens armés pour me kidnapper et m'emmener lui rappeler son inutilité.
Ce matin, un agent m'a téléphoné pour exiger que je me rende en son bureau, afin de me traîner où je me dois refuser aller. J'ai décliné aussi gentiment que possible. Une demi-heure plus tard, nouvel appel. Il était chez moi mais ne m'y trouvait pas. Pour cause, je n'y étais point.
L'administration démontre toujours mieux sa stupidité. Et moi, je me sens toujours plus en accord avec mes convictions. Je participe activement à l'avènement de Dieu, en endossant mon irrémédiable liberté.
Il y a quelque jours un jeune agent de police m'avait appelé genre coup de sifflet afin que j'accours en son bureau pour me traîner à l'Office des Poursuites...
Je déclinais, évidemment
Un peu plus tard, il me rappelait pour m'expliquer ne pas arriver à me trouver chez moi. C'est normal, j'étais occupé à soutenir un ami s'étant brisé une cheville.
Hier, un coup de fil de son chef pour me prier bien vouloir tenter expliquer à leur mandataire l'aberrance de cette tâche réclamée.